Stress au travail: Et si « gérer » ne voulait pas dire « contrôler »?

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Pourtant, plus on cherche à contrôler son stress, plus il gagne en puissance.

Pourquoi ? Parce que le contrôle est une forme de lutte, et la lutte crée de la tension.

Dans nos vies professionnelles, le mot « gérer » est partout. On nous dit de gérer notre stress comme on gère un dossier ou un budget. Inconsciemment, nous associons cela au contrôle : il faudrait serrer les dents, faire taire ses émotions, et rester « performant » malgré tout.

s'observer

Devenir l’observateur de son propre fonctionnement : Le socle de la régulation

Pourquoi cette posture est-elle fondamentale ? Parce que l’on ne peut pas transformer ce que l’on ne voit pas. En devenant l’observateur de votre stress, vous créez un léger espace entre l’événement et votre réaction. Vous n’êtes plus « le stress » ; vous êtes la personne qui « observe un mouvement de stress » en elle.

La véritable clé ne réside pas dans le contrôle, mais dans la régulation.

 L’inégalité face au stress : Une histoire de système nerveux

Nous ne sommes pas tous égaux devant une surcharge de travail ou une remarque d’un supérieur. Notre système nerveux a une mémoire. Vos expériences passées, votre éducation, et même vos traumatismes anciens ont dessiné ce qu’on appelle votre Fenêtre de Tolérance.

  • Pour certains, la fenêtre est large : ils gèrent les imprévus avec souplesse.
  • Pour d’autres, suite à un vécu difficile ou un épuisement prolongé, la fenêtre s’est rétrécie. Le moindre grain de sable les projette dans l’hyper-alerte (angoisse, colère) ou l’effondrement (sidération, fatigue extrême).
chercher le pourquoi?

 Suspendre le « Pourquoi » pour privilégier le « Comment »

Dans le milieu professionnel, on cherche souvent à analyser : « Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ? Pourquoi ai-je l’impression d’être si sensible ? » Pourtant, chercher le « pourquoi » en plein pic de stress est souvent contre-productif : cela rajoute une couche de jugement et de mentalisation qui nourrit l’anxiété.

La régulation propose un chemin inverse :

  • On ne cherche pas la cause, on s’occupe de la sensation. Il s’agit d’apprendre à comprendre comment notre corps et notre esprit réagissent face aux événements.
  • Déposer plutôt qu’analyser : Avant de comprendre l’origine de la peur, il faut d’abord permettre au corps de la « décharger ». Comme un sac trop lourd que l’on pose au bord du chemin pour reprendre son souffle, l’idée est de déposer la tension pour revenir à un état de sécurité intérieure.

 Revenir au calme : La priorité absolue

L’observation permet de dire : « Tiens, je sens mon cœur s’accélérer et mes pensées devenir confuses. C’est mon système qui cherche à me protéger. » Une fois ce constat fait, sans jugement, vous pouvez utiliser l’EFT ou la respiration pour signaler à votre cerveau que vous êtes en sécurité ici et maintenant. Une fois le calme revenu, la clarté revient d’elle-même. La flexibilité naît de cette capacité à ne pas se laisser embarquer par l’émotion, mais à l’accueillir comme une information passagère.

flexibilité face au stress

Développer sa flexibilité : L’art de l’équilibre

Le contraire du stress n’est pas le calme plat (qui n’existe pas au travail), c’est la flexibilité. C’est cette capacité à être bousculé par une urgence, un conflit ou une surcharge, puis à savoir revenir à son centre.

C’est ici que mes outils interviennent en synergie :

  1. La Sophrologie et la Relaxologie pour la régulation biologique : Nous apprenons au corps à « débrayer » physiquement. En comprenant les signaux de votre système nerveux, vous pouvez abaisser votre niveau d’alerte avant que le vase ne déborde.
  2. L’EFT pour la régulation émotionnelle : L’EFT ne sert pas à supprimer l’émotion, mais à la transformer. Elle permet de digérer l’impact d’une situation stressante pour retrouver sa souplesse mentale.

Passer de la rigidité au mouvement

Le contrôle nous rend rigides. Et ce qui est rigide finit par casser sous la pression. La régulation, elle, nous rend fluides.

En comprenant votre propre fonctionnement, vous ne subissez plus le stress comme une agression extérieure. Vous apprenez à naviguer avec lui, à ajuster vos voiles, et à retrouver cet espace intérieur où vous restez souveraine, même au cœur du tumulte.

N’oubliez jamais ceci : Rien n’est figé ni bloqué. Des solutions existent qui permettent de remettre du mouvement dans vos émotions et votre corps, pour avancer de façon plus apaisée et autonome. C’est ce mouvement que je propose d’explorer avec vous en séance, pour vous aider à retrouver votre autonomie.

fléxibilité

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